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« Hors-Ligne », le nouveau mensuel à Saint-Etienne

© Hors-Ligne

17/01/2017 - Anciens étudiants : que deviennent-ils ?

En 2013, Pierre Serizay décrochait son diplôme en journalisme presse écrite-web à l’ESJ PRO. Du haut de ses 26 ans, il se lance aujourd’hui dans une superbe aventure : celle d’inventer son propre média. Avec Laurie Joanou, il vient de créer Hors-Ligne, un nouveau mensuel sur Saint-Etienne. On plonge, avec lui, dans les coulisses de ce projet.

 
Salut Pierre, peux-tu nous présenter en quelques mots ton projet Hors-Ligne ?

Hors-ligne est le nouveau mensuel à Saint-Etienne. En vente dès mars prochain, il veut renouer avec l’information long-format et illustrée, qui manque à la presse locale. Ce nouveau titre veut s’inscrire dans la lignée de revues comme XXI ou Soixante-quinze. C’est-à-dire par le biais d’articles plus longs qu’en quotidien (la référence pour les lecteurs stéphanois) et ancrés dans la vie des habitants. Dans Hors-ligne, il n’y a plus de place pour la brève ou le bétonnage de communiqués, d’articles mono-sources. Par ailleurs, Hors-ligne est aussi un produit 100% local. De l’écriture à la vente, en passant par les photographes pro et les bédéistes pro qui font chacun un reportage, toute notre chaîne est localisée à Saint-Etienne. Même l’impression, qui coûterait largement moins chère si elle était effectuée en Roumanie ou Espagne. Mais, c’est notre choix. De même que nous donnons aux lecteurs le choix de lire des articles qui ne cherchent pas le sensationnel d’un fait-divers, des articles qui croisent les sources et donnent des clés de compréhension, sans imposer une vérité.

 

C’est une très bonne idée. Comment t’est-elle venue ?

L’idée de ce projet date de 2014, quand j’ai quitté la Liberté à Montbrison pour aller au Réveil du Vivarais, titre racheté par Centre France. Avec une de mes collègues, Laurie Joanou, on se disait qu’on pourrait créer un journal. Et puis, en 2016, nous avons eu le déclic : nous voulions profiter du renouvellement du paysage médiatique pour tenter quelque chose. Nous avons quitté nos emplois respectifs (moi, mon CDD à la Marne -77- et elle, son CDI au Réveil) en septembre. Et ce, notamment, après avoir constaté, au cours du 1er festival de journalisme vivant à Couthures-sur-Garonne, que nous n’étions pas seuls à espérer ce changement et que la presse de qualité, même sur papier, a encore de beaux jours devant elle.

 

Combien êtes-vous à la rédaction de ce mensuel ?

Nous sommes deux, Laurie et moi-même pour créer l’entreprise, écrire près de la moitié du journal et chapeauter les deux ou trois pigistes stéphanois à qui nous avons confié les reportages BD et photo. Pour la distribution, des amis nous aideront à apporter, chaque mois, les journaux aux diffuseurs.

 

Quand les Stéphanois pourront-ils découvrir Hors-Ligne en kiosque ?
Hors-ligne sera en kiosque et dans certains commerces – dont la cible rejoint la nôtre (artisans, designers, certains cafés…) – à partir de mars 2017. En février commence notre campagne de crowdfunding sur Ulule. Elle permettra aux lecteurs de s’abonner et de recevoir le 1er numéro dès le 1er mars. Lors de la soirée de lancement, organisée le 23 février dans le bar d’un ciné d’art et d’essai de Saint-Etienne, les participants pourront également acheter le numéro en avant-première et s’abonner.

 

Pourquoi avoir fait le choix du print et non du web ?

Aujourd’hui, j’ai plus d’expérience dans le papier (malgré un web-documentaire sur les Enfants de la Creuse) que dans le web. A mon sens, les lecteurs ne sont pas encore totalement sûrs de trouver de l’information de qualité sur internet. En plus, un pure-player local existe déjà à Saint Etienne, Zoom d’ici. Enfin, je trouve que le modèle économique de la presse en ligne est extrêmement compliqué à trouver.

 

Quels sont les sujets attendus lors du lancement de Hors-Ligne ?

Les lecteurs trouveront un dossier sur ces chefs d’entreprise qui possèdent plusieurs magasins à Saint-Etienne, ville qu’on dit pourtant sinistrée économiquement. Un reportage photo sur le marché de gros qui pourrait s’ouvrir aux producteurs locaux. Un reportage BD sur les représentants de circuits-courts (Amap, supercagette…) et sur les guerres internes qui se trament dans ce secteur. Une rencontre avec une créatrice de costumes qui travaille pour le ciné, une Chronique de nuit sur le mode de l’émission Paris Dernière… En bref, 48 pages en immersion dans la vie des Stéphanois.

 

Quels sont vos objectifs ?

On souhaite avant tout redonner le goût de s’informer et de lire de la presse locale. Notre objectif est aussi de faire travailler les talents locaux (notamment côté illustration). Et, dans deux ans, on espère vendre suffisamment de journaux (2 000 exemplaires par mois) pour se tirer chacun un salaire de 800€. D’ici là, merci Pôle emploi.

 

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